« Je raconte toujours l’histoire d’une écolière, d’une princesse ou d’une petite grenouille pour que ma fille puisse s’identifier facilement au personnage. Parfois, je m’inspire de ses questions ou des évènements de sa semaine pour bâtir une histoire et tenter d’apporter des réponses à ses interrogations ou à ses peurs. Il m’arrive aussi de lui laisser le choix entre plusieurs histoires, plusieurs héros et plusieurs endroits. C’est une façon de l’impliquer, même si au final elle me demande quasiment toujours le même conte ».
Mélanie, 27 ans, une fille
« J’ai plutôt tendance à lire des histoires. Quand j’en raconte une, c’est tout un cérémonial : tout mon petit monde est bien calé et je m’assure de ne pas être dérangé. C’est un moment dédié à mes enfants et je m’investis vraiment. Ce n’est pas tous les jours, mais quand j’en raconte une, c’est un vrai moment de fête, pour eux comme pour moi. »
Peter 38 ans, deux filles
« L’important pour retenir l’attention des enfants, c’est vivre soi-même l’histoire et les personnages. S’il y a un chevalier, je mets un chapeau, quand il y a un magicien je mets des lunettes et je prends une baguette, j’adapte ma voix en fonction des rôles, j’imite les bruits de la forêt, du vent, le galop des chevaux… ça marche à tous les coups. »
Hervé, 3 enfants
« Raconter une histoire, c’est un très bon moyen de faire passer des messages. Mes héros ont parfois peur, ils ont des gens qui leur veulent du mal, mais ils ne se découragent jamais et ils triomphent toujours à la fin. En leur racontant des histoires, je m’efforce de bâtir leur confiance en eux et dans la vie. »
Dhan, 36 ans, une fille et un garçon
Crédit image : Colibri