Un phénomène qui résiste à toutes les modes
Il a fallu attendre la fin des années 70 pour que les « baskets » fassent leur apparition hors des terrains de basket-ball. Cantonnées aux rues de New York, elles ont été marginalisées durant une décennie. Mais avec l’explosion du style « street wear » à la fin des années 80, elles sont devenues indispensables pour paraître « dans le coup ».
Depuis, elles font partie intégrante de la garde-robe de tout jeune qui se respecte… A coup de marketing, les marques surfent encore et toujours sur une vague qui n’en finit pas de courir… Dans la foulée, chacune y va de sa « basket » en espérant qu’elle séduise un public jeune et avant tout, avide de consommer à l’image de ses stars.
Une histoire de caoutchouc
Ce qui fait la « basket », ce n’est pas le tissu, ni la couleur, ni les lacets… mais le caoutchouc ! Ce formidable matériau a été découvert au 15ème siècle par les Américains. Mais c’est grâce à l’invention du procédé de vulcanisation par Charles Goodyear que la première semelle en caoutchouc a pu voir le jour, conférant adhérence et souplesse aux « baskets ». Ensuite, William Foster lança les premières « baskets » à pointe, idéales pour la course. Puis le marquis de Converse inventa la « basket » montante, après s’être tordu la cheville…
Aujourd’hui, pas ou peu de cuir dans une « basket ». Aussi, sous peine de risquer de sérieux désagréments pour soi et pour les autres (mauvaises odeurs, champignons…), le port quotidien de chaussures de sport exige une hygiène à la hauteur : irréprochable ! A part ce bémol dans l’univers merveilleux de la « basket de ville », pas de contre-indication majeure pour porter une chaussure ultra confortable et tellement pratique…
Les tendances
Le look « rappeur » est toujours d’actualité dans les cours de récré, et les « grosses baskets » y sont associées. Et même si leur valeur esthétique vous échappe, sachez qu’elles tiennent généralement bien leur promesse de confort XXL. Mais une chose est sûre, la tendance cette année se retrouve dans les « baskets » montantes en toile, recouvertes simplement d’un pantalon uni.
Sachez également que le look « streetwear », longtemps assimilé aux garçons, se met maintenant en valeur aux pieds des filles. Mais là encore, les « baskets » s’adaptent à la cible. La connotation sportive est mise à l’écart au profit de la coquetterie… Couleurs flashy, rose tendre, motifs à fleur… Les filles abordent cette année la « basket attitude » dans toutes les couleurs…
Quelle basket pour la rentrée
Il y a celle avec des bulles d’air, celle qui s’allume, celle qui court plus vite que l’autre, celle sans lacets, celle avec des lacets mais qu’on n’a pas à nouer, bref, une offre pléthorique pour répondre à la seule réalité : cette année encore, vous ne pourrez échapper à l’achat des fameuses « baskets » de rentrée.
Alors n’hésitez pas à négocier avec votre progéniture pour qu’elle accepte d’échapper à la tyrannie publicitaire des grandes marques. Les autres « baskets », bien qu’elles proviennent souvent des mêmes fabricants, pour la plupart installés en Asie du sud-est, sont significativement moins onéreuses à qualité égale…