Une histoire à succès
Cultivée depuis l'Antiquité, la moutarde est le troisième condiment au monde après le sel et le poivre. Au Moyen-Age, elle relève le repas des pauvres et siège à la table des rois. Peu à peu, elle se diversifie avec de multiples recettes aromatisées. Mais la grande trouvaille vient d'un dijonnais, qui remplace le vinaigre utilisé dans la fabrication de la moutarde par du verjus (jus de raisins verts). Et Dijon de devenir la capitale de la moutarde... ce qu'elle est toujours !
Une fabrication complexe
La minuscule graine de moutarde n'agresse pas les papilles. Mais sa transformation lui confère sa saveur : broyée, puis malaxée avec du vinaigre ou le fameux verjus, elle est ensuite tamisée. La moutarde de Dijon, fine et forte, peut arriver au bord de votre assiette !
A essayer aussi...
− La douce moutarde allemande, avec des saucisses,
− la moutarde à l'estragon : délicieuse avec le poulet notamment,
− la moutarde à l'ancienne qui conserve ses graines entières,
− la moutarde violette de Brive au moût de raisin...
Au bonheur des gourmets
Avec une viande rouge, elle est déjà parfaite. Mais osez d'autres usages :
− en badigeon avant de mettre au four pour relever une viande ou un poisson,
− incorporée dans la pâte pour donner du caractère à un cake salé,
− en couche épaisse pour réveiller une tarte aux asperges ou à la tomate...
Enfin, conservez-la à l'abri de l'air et de la lumière. Bon appétit !
Crédit image : Ivonne Wierink