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Développement durable

Gaspillage alimentaire : Intermarché participe à la lutte

Donner des conseils aux consommateurs, c’est bien, mais donner l’exemple, c’est mieux ! Le gaspillage alimentaire engendré par l’ensemble de la grande distribution est souvent montré du doigt : il faut dire qu’il s’élèverait à 2,3 millions de tonnes par an*, soit 303 tonnes par an pour chaque magasin de plus de 2 500 m2**. Les magasins Intermarché ont développé plusieurs bonnes pratiques pour que la lutte contre la vie chère aille de pair avec la lutte contre le gaspillage alimentaire.

Des chutes de viande à bas prix pour régaler les chiens

Lorsqu’un boucher désosse et découpe une carcasse pour élaborer des pièces, rôtis, gigots, biftecks, escalopes… il crée un certain nombre de déchets, invendables, mais tout à fait consommables. « Nous mettons ces déchets en barquette et les vendons pour les animaux à un prix dérisoire, de l’ordre de 2,50 € le kilo. Nous mettons aussi de côté les beaux os pour le plus grand bonheur des chiens », explique ainsi Mme Chaumet, qui gère l’Intermarché de Saint-Léger-de-la-Martinière (79). « Quant à la viande dont la date limite de consommation est trop proche pour rester en rayon, nous la donnons à un éleveur qui dispose d’un agrément vétérinaire lui permettant de la transporter et de la transformer. Ainsi, nous ne jetons quasiment aucun déchet de viande », se félicite-t-elle.

Des corbeilles de fruits et légumes imparfaits

Les exigences de perfection et de calibrage attendues des consommateurs et des distributeurs engendrent un grand gâchis. L’Union européenne a donc récemment simplifié les normes de commercialisation des fruits et légumes frais pour rendre une valeur à ceux qui, pour des raisons de forme ou d’aspect, n’arrivaient jusqu’alors même pas sur les étals. Ainsi, dans son Intermarché, plutôt que de jeter les produits impossibles à vendre en vrac, Mme Chaumet les reconditionne sous forme de « corbeilles de fruits pour compote » ou de "panières de légumes pour soupes" à prix fixe. Et le succès est au rendez-vous car il n’en reste jamais en rayon !

Le pain de la veille pour les animaux

Le pain est l’un des aliments les plus gaspillés par les Français : il représente 14 % de nos déchets alimentaires. De nombreux Intermarché* ont choisi de vendre les pains de la veille en grands sacs pour animaux. « Nous sommes à la campagne et ces sacs connaissent un réel succès », confirme Mme Chaumet. « Nous vendons 5 € le sac d’une vingtaine de pains, dont 2,50 € reversés sur la carte de fidélité : une aubaine pour les propriétaires de poules, chevaux, cochons, chiens, lapins, moutons, etc. »

Prix cassés sur les DLC courtes et achats maîtrisés

La plupart des grandes surfaces proposent à prix cassés des produits dont la date limite de consommation est très proche. Les emballages sont étiquetés de façon voyante et claire pour qu’il n’y ait aucun risque de mécontentement ou de mauvaise compréhension de l’acheteur. C’est aussi l’occasion pour les consommateurs de faire de véritables bonnes affaires.

« Parallèlement, avec nos équipes d’acheteurs, nous essayons surtout de lutter en amont contre le gaspillage en limitant dès le départ nos volumes d’achats aux stricts besoins : nous effectuons un énorme travail sur nos statistiques de vente », souligne Mme Chaumet.

Favoriser la vente à la coupe ou en vrac

La vente à la coupe, très courante dans les grandes surfaces pour le fromage, la viande, la charcuterie, le poisson, permet d’acheter la juste quantité pour le nombre de personnes et de repas : ainsi, pas de surplus, donc pas de gâchis !

Parallèlement, la vente en vrac de produits secs commence également à faire son apparition dans certaines enseignes. C’est le cas pour les pâtes, le riz, les légumes secs, les céréales ou le café, que l’on dose soi-même dans un sachet individuel. Cerise sur le gâteau : ce système limite considérablement les emballages !

Donner plutôt que jeter

Les dons provenant de la grande distribution représentent 25 % des dons aux banques alimentaires, et, bien sûr, les magasins Intermarché sont très actifs dans ce domaine. « La difficulté, c’est que les produits frais que nous donnons doivent respecter la réglementation en matière de DLC. Or les bénévoles ne peuvent pas quotidiennement venir et redistribuer. Nous avons donc établi un planning pour qu’il y ait une association différente chaque jour », explique ainsi Mme Chaumet. Par ailleurs, de nombreuses entreprises renoncent à effectuer de tels dons, inquiètes du flou juridique qui entoure cette pratique. Le ministère du Développement durable souhaite donc la mise en place d’une « loi du bon Samaritain » pour clarifier les responsabilités des donneurs et des receveurs.

À consulter :

La vidéo du magasin pilote de Mme Chaumet :

La page « Tous unis pour le développement durable »

http://gaspillage.intermarche-digital.com/

Le ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt a mis en place une bourse aux dons en ligne qui met en relation professionnels du secteur et associations : http://alimentation.gouv.fr/professionnels-lutte-gaspillage-alimentaire

Le site du ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt propose de nombreuses solutions pour éviter le gaspillage alimentaire : http://alimentation.gouv.fr/gaspillage-alimentaire-campagne

Sources : *ADEME, **Alimentation. gouv. fr Rapport final MAAPRAT 2011.

Plus d'infos sur ces thèmes : fruits et légumes, magasins, anti-gaspillage, alimentation

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