logo_used_by_facebook
Share Print

Développement durable

Gaspillage alimentaire : on peut tous le réduire !

Nous jetons 13 kilos de restes de repas et de fruits et légumes abîmés et 7 kilos d’aliments non entamés* ! Or ce gaspillage alimentaire coûte cher à la société, à l’environnement et aux ménages : une étude estime ainsi que nos voisins belges mettent 174 € de nourriture à la poubelle par personne et par an*. Voici comment, avec un peu d’efforts, nous pouvons limiter considérablement ce gâchis…

Bien acheter : la chasse au gaspi commence avant le caddie® !

Préparer ses achats est un premier moyen de ne pas gâcher les aliments. Commencez par évaluer les restes et les contenus des placards. Établissez une liste de courses en pensant aux repas à venir, et, une fois dans le magasin, tenez-vous y… Pour cela, évitez de faire les courses le ventre vide pour ne pas craquer sur des envies déraisonnables ! Sur place, remplissez votre chariot en commençant par les produits non alimentaires et l’épicerie (pâtes, riz, conserves, liquides), puis les produits frais (en petites quantités pour qu’ils ne s’abîment pas), et terminez par les surgelés pour ne pas rompre la chaîne du froid. En choisissant vos produits, surveillez les dates limites de consommation et méfiez-vous des quantités et des promotions par lots… Vérifiez enfin les étiquettes pour éviter les ingrédients et les épices que vous ne supportez pas.

Bien conserver pour moins jeter

Observez les dates de péremption pour ne pas jeter des aliments qui pourraient tout à fait être consommés. Il est vrai que les dénominations « DLC », « DLUO », « À consommer de préférence avant le »… ne sont pas limpides. Les entreprises du secteur agroalimentaires tentent actuellement de les rendre plus explicites. Le tableau ci-après devrait vous permettre d’y voir plus clair.

Rangez votre réfrigérateur et vos placards en plaçant les DLC les plus lointaines au fond et les denrées plus périssables devant. Et respectez les zones de froid (référez-vous à la notice de votre frigo) :

  • zone tempérée et porte (6-8 °C) : œufs, lait, beurre, fromages, fruits et légumes.
  • zone fraîche (4-6 °C) : produits laitiers, fruits et légumes cuits et plats préparés maison.
  • zone froide (moins de 4 °C) : viandes, charcuteries, poissons, produits frais entamés, crèmes, jus frais…

Emballez hermétiquement les aliments entamés, et mettez à part les fruits et légumes abîmés pour qu’ils ne contaminent pas les autres.

Enfin, congelez les aliments dont vous savez que vous ne pourrez pas les consommer dans les temps, sauf la viande si elle a atteint sa DLC.

Mention sur l’étiquette ou sur le contenant Dates précisées avec la mention Signifie

Date limite de consommation (DLC), « À consommer jusqu’au »

Pour les denrées très périssables (viandes et poissons surtout).

Jour + Mois

Au-delà de la date, le produit ne peut plus être vendu ni consommé car il peut provoquer une intoxication alimentaire.

Certains produits, comme les yaourts bien conservés au frais, peuvent dépasser de quelques jours cette limite. Mais jamais la viande ni le poisson.

Date limite d’utilisation optimale (DLUO), « À consommer de préférence avant le… »

« À consommer de préférence avant le » :

Les aliments risquent de perdre un peu en qualité (trop mou, trop sec…) mais restent consommables sans danger. Attention toutefois aux délais de "consommation après ouverture". 
Pour les aliments moyennement périssables -> Jour + Mois  -> Aliments qui se conservent 3 mois. 
-> Mois + Année  -> Aliments qui se conservent entre 3 et 18 mois. 
-> Année -> Aliments qui se conservent plus de 18 mois.

 

Bien doser pour ne pas gâcher

Préparez des quantités adaptées au nombre de convives et à leurs âges. Pour cela, apprenez à doser les aliments avant préparation : par exemple, les pâtes et le riz triplent leur poids à la cuisson. Pendant quelques jours, astreignez-vous à peser les aliments cuisinés que vous allez manger seul ou en famille pour vous rendre compte des quantités dont vous avez réellement besoin.

Quelques astuces :
Pâtes : versez-les crues dans une assiette creuse et comptez la hauteur d’une phalange pour une personne.
Riz : un verre à moutarde de riz cru pour deux.
Pommes de terre : comptez cinq petites pommes de terre par tête.
Salade verte : un bol par personne.

Bien cuisiner et accommoder les restes

Utilisez d’abord les produits entamés ou ceux dont la DLC est proche. N’hésitez pas à cuisiner les restes – ce qui n’est guère compliqué car il suffit souvent de les mélanger entre eux ou de les ajouter à une base, type pâtes, riz, ou pain ! Ainsi, on peut transformer les légumes abîmés en soupes, tourtes, purées, gratins ou ratatouilles. Et les fruits en tartes, compotes, crumbles, coulis ou confitures…
Inutile que les produits soient impeccables pour ce genre de préparations ! Pour les restes de viandes, de charcuterie, voire de fromages, déclinez les recettes de hachis Parmentier, gratins de pâtes, omelettes garnies, riz cantonnais, tartines et autres croque-monsieur…
Enfin, le vieux pain et les restes de brioche constituent de délicieux pains perdus, puddings et charlottes, voire un stock de chapelure.

À consulter :

La page « Tous unis pour le développement durable » 

Tous unis contre le Gaspillage.png

 

La vidéo d’un magasin "pilote" 

Le site du ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt propose de nombreuses solutions pour éviter le gaspillage alimentaire : http://alimentation.gouv.fr/gaspillage-alimentaire-campagne

* Source : ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt

Plus d'infos sur ces thèmes : économie, fruits et légumes, anti-gaspillage, alimentation

Commenter cet article
à vous la parole
  • Thomas  | 03/03/2016

    Bonsoir, n'oubiez pas de préciser que même les médecins reconnaissent que pour un yaourt ayant passé de 20 jours sa DLC est inoffensive

Connectez-vous pour commenter cet article :

l'actu Développement durable
les mieux notés
les plus commentés